Alerte allergies sur la Côte
Dans le sud-est, le printemps est souvent synonyme d’intolérances respiratoires.
Atchoum ! Le printemps est de retour, les allergies au pollen aussi. Dans les Alpes-Maritimes, bon nombre de patients affluent chez leur médecin. Soleil, premières chaleurs, courants d’air… Autant de facteurs responsables d’une pollinisation accrue. « En une matinée, j’ai déjà vu quatre personnes victimes d’écoulements nasaux ou de brûlures aux yeux », raconte Véronique Lustgarden-Grillot, allergologue niçoise. « Pour obtenir un bon diagnostique, on scarifie la peau et on teste les différents allergènes afin d’en déceler le responsable. »
Et sur la Côte d’Azur, l’alerte est au rouge. « Plus la région est ensoleillée, plus il y a de pollen », explique cet observateur pour le Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA). À Nice, ce sont les mimosas et les platanes qui favorisent la présence d’allergènes dans l’air. « Les cyprès en provenance d’Amérique sont aussi extrêmement nocifs chez les sujets sensibles », précise le membre du RNSA.
« Des traitements à renouveler »
Côté pharmacie, les médicaments défilent. Des antihistaminiques prévus pour traiter préventivement et principalement les asthmatiques. « On change les traitements car la plupart cesse de faire effet en cas d’utilisation prolongée », développe Gilles Renner, pharmacien azuréen. « Il faut savoir qu’en 20 ans, les allergies ont doublé surtout à cause des haies de cyprès… »
Alexis LUCCHESI
Post-Scriptum
Une prévention 2.0.
Même si, comme l’affirme le docteur Lustgarden-Grillot, il n’existe « aucun traitement préventif », un guide de la végétation en ville a été mis en place par le RNSA. Sur www.vegetation-en-ville.org, les zones à risque sont ciblées et les différents pollens répertoriés. Mais pour Jean-Baptiste, Niçois de 23 ans, ventoline et antihistaminiques seront encore une fois de rigueur cette année. « C’est simple, à partir du mois de mars et jusqu’en septembre, je suis constamment sous cortisone », affirme-t-il, résigné.



