retour a l'accueil
retour a l'accueil

 

- Accueil du site > Sport > Brandon Maïsano

Brandon Maïsano

« Je dois continuer à gagner »

Que fais-tu avant le début de ta saison en monoplace ?

Ce week-end (Ndlr : du 17 au 20 mars), je participe à un meeting de karting sur le circuit de Pavia en Italie avec un KF2 Intrepid. Je reviens au kart de temps en temps car il permet de beaucoup travailler le physique, les sensations au volant sont différentes de celles de la monoplace.

Quel regard portes-tu sur ton récent titre en Formula Abarth ?

Ce n’était pas même pas prévu que je fasse la saison dans cette catégorie ! Après avoir gagné deux courses en karting au début de l’année dernière, j’ai été repéré par Ferrari. J’ai fait un test avec eux et ça leur a bien plu. Je suis vraiment content d’avoir remporté la Formula Abarth car il y avait jusqu’à quarante pilotes en piste dont certains que j’avais affrontés en karting.

Comment as-tu remporté ce championnat ?

A l’occasion de mes débuts en Formula Abarth, j’ai roulé tranquillement pour apprendre. Ensuite, tout est allé dans le bon sens avec l’expérience. Je pense que j’ai une bonne faculté d’adaptation.

Quel est ton programme cette année ?

Je vais participer au championnat italien de Formule 3. Le challenge est intéressant puisque le premier du classement et le meilleur rookie gagneront un test avec la Ferrari sur le circuit de Fiorano. C’est une super opportunité de pouvoir l’essayer car la Formule 1 est l’objectif ultime.

Qui seront tes principaux adversaires ?

Raffaele Marciello qui a terminé troisième de la Formula Abarth et que je vais retrouver en F3 Italie. Il y a aussi beaucoup de redoublants de la catégorie, ça ne va pas être facile.

Quelles différences y a-t-il entre la Formula Abarth et la Formule 3 ?

La F3 est une monoplace assez dure à prendre en main. Une fois qu’on a compris comment elle marchait, on a moins de difficultés pour se lancer en GP2 notamment. L’Abarth ressemblait à un petit kart alors que la F3 possède beaucoup plus d’aérodynamique. Il faut donc un maximum d’expérience pour la maîtriser. Il n’y a pas de secret, cela demande d’accumuler les kilomètres.

« Un contrat de dix ans avec Ferrari »

Ton ascension vers le haut niveau t’oblige-t-elle à faire des sacrifices ?

Le plus gros a été d’aller vivre tout seul à Maranello en Italie depuis le début de l’année 2011. Et puis je ne vais plus en cours, je me consacre totalement à ma carrière de pilote. En retour, j’ai un salaire ce qui n’est pas le cas de la plupart des jeunes de mon âge. En plus, ce que je fais me plait.

Quelles relations entretiens-tu avec tes adversaires ?

Je m’entends bien avec Raffaele Marciello qui fait aussi partie de la Ferrari Driver Academy. Hors du circuit, on est très amis. Mais une fois en piste, personne ne se fait de cadeaux.

Comment te prépares-tu ?

Je fais quatre heures de musculation par jour, une heure d’anglais, de la préparation mentale et du travail en simulateur.

Es-tu un fonceur ou un calculateur ?

L’année dernière, les gens m’ont dit que j’avais géré mon avance au championnat de manière intelligente. Je n’ai pas commis l’erreur de « me sortir », j’ai tout le temps terminé sur le podium ou pas loin quand je ne gagnais pas. Je n’ai pas pris de risque en fin de saison, tout s’est joué dans la tête.

Dans quelle mesure la Scuderia Ferrari t’apporte-t-elle son aide ?

Il m’est impossible de payer une saison de F3 qui coûte 400 000 euros. Ferrari m’a dit que si j’étais bon il n’y aurait pas de problème pour me financer. J’ai signé un contrat de dix ans avec eux mais qui est remis en question chaque année.

Etre au sein de la Ferrari Driver Academy constitue donc un soutien de poids ?

Sans ça, j’aurais peut-être arrêté, faute de budget. Je sais que beaucoup de pilotes rêveraient d’être à ma place. Pour y rester, je dois continuer à gagner. Mais c’est sûr qu’être soutenu par Ferrari va m’aider pour la suite de ma carrière.

Propos recueillis par Richard Burgan