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Brice Etes : « Passionné d’automobiles »

À seulement 27 ans, Brice Etes défend les espoirs de la principauté de Monaco sur 800m. Auteur de belles performances, dont un record personnel à 1min 47sec 03 établi sur le meeting Herculis, l’athlète monégasque s’intéresse également de près à l’automobile.

Brice Etes, avez-vous une passion en dehors de l’athlétisme ?

Je suis un passionné d’automobiles. J’aime les voitures, pas forcément les modèles de luxes mais plutôt les anciens véhicules.

Justement, vous souvenez-vous de votre première voiture ?

C’était la voiture de ma mère : une Seat Marbella ! Malheureusement, j’ai eu un accident. On m’est rentré dedans au bout d’une semaine…

Et maintenant, en quoi roulez-vous ?

Actuellement, j’ai une petite Mini-Cooper S. Je la vends d’ailleurs, alors si ca intéresse quelqu’un… (rires)

Y en a-t-il une qui vous plaît plus particulièrement ?

Je suis vraiment fan de la Venturi de Gildo Pastor, la toute électrique. Je pars souvent en stage alors j’ai besoin d’une bonne autonomie et d’un grand coffre. Malheureusement, il n’y a pas tout ça. Et puis, elle est vraiment très chère.

Êtes-vous également fasciné par la mécanique ?

Non, ça ne se résume qu’à la passion des automobiles. Entre les kinés, la récupération, l’entraînement et les stages, mon emploi du temps est surchargé. Je n’ai même pas le temps de faire les boutiques.

« Ma reconversion ? Peut-être entraîneur ! »

Qu’est ce qui vous a donné envie de faire de l’athlétisme ?

En faite, c’est mon père qui m’a forcé la main. Tous les ans, j’avais pour habitude de changer de disciplines : tennis, taekwondo, boxe thaï… Et puis un jour, il m’a dit : « Bon vu que tu n’arrêtes pas de faire du sport à droite et à gauche, je vais te mettre à l’athlétisme. Comme ça s’il te prend l’envie de voir ailleurs, tu pourras t’essayer au saut, au lancer ou à la course. » Après automatiquement quand on est jeune et qu’on gagne, on a envie de continuer.

Pourquoi s’être spécialisé sur 800m ?

C’est mon ancien entraîneur qui m’a dirigé sur le 800m. Apparemment je suis bien en vitesse. Et puis faire du sprint pur, ça ne me plait pas. Là où je serais le meilleur, ce serait sur 400 haies. Mais c’est beaucoup trop technique pour moi.

Comment se déroule vos entraînements ?

Je m’entraîne deux fois par jour, deux heures par entraînement. Je fonctionne par cycles de trois semaines, incluant une journée de récupération. Il faut tout travailler, que ce soit la vitesse, la résistance lactique ou encore le foncier. C’est une grosse palette !

Bénéficiez-vous d’un quelconque soutien financier ou matériel ?

J’ai des aides pour tout ce qui est stages et déplacements. Puma, avec qui je suis lié contractuellement, prend en charge mon équipement. Le Comité olympique monégasque m’offre également un emploi. Je travaille cinq semaines par an au Centre de loisirs de Monaco. En parallèle, je suis rémunéré tous les mois.

En quoi consiste ce job ?

À animer des activités pour les jeunes. C’est vraiment que de l’animation : du coloriage, du découpage et de la création.

Arrivez-vous à vivre convenablement de vos revenus ?

À Monaco, c’est facile. En France, ça le serait beaucoup moins. Quelqu’un de mon statut, qui travaillerait sans doute plus que moi, serait moins bien payé. Même s’il arrivait à en vivre.

Pensez-vous déjà à une reconversion ?

Peut-être entraîneur ! À vrai dire, je n’ai pas vraiment d’idées. Pour le moment, je ne pose pas trop la question. On verra par la suite.

« J’ai suivi la victoire des Experts sur mon téléphone »

Que faites-vous de votre temps libre ?

J’aime bien le cinéma. J’apprécie les comédies et les dessins animés. Le dernier film que je suis allé voir ? C’était il n’y a pas très longtemps : Hell Driver avec Nicolas Cage. Je n’avais jamais vu de film en 3D. C’est désormais chose faite !

Avez-vous des endroits préférés à Monaco ?

Avec les amis, on traîne beaucoup à la pizzeria du Stade Louis II. Il m’arrive parfois d’aller à Planet Pasta ou bien chez Edgar. Ce sont des lieux sympas et pas trop chers, où l’on peut se retrouver entre potes.

Êtes-vous supporter d’une équipe de football ?

De temps en temps, je vais à Louis II voir l’AS Monaco jouer. Je garde également un œil sur l’équipe de France pendant ses parcours en Coupe du Monde et en Championnat d’Europe. Je m’intéresse aussi au handball. J’ai notamment suivi la victoire des « Experts » sur mon téléphone.

À qui auriez-vous aimé ressembler ?

J’ai une petite préférence pour Wilson Kipketer, l’ancien recordman du monde sur 800m. Mais sincèrement, je tiens à écrire ma propre histoire.

Propos recueillis par Yohan Roblin