Ça chauffe pour les chaudières !
Avec l’arrivée du froid, les chauffagistes niçois se frottent les mains.
« Débordés, on est débordés ! » Depuis 8 heures, chez Laurenti Chauffage à Nice, c’est le branle-bas de combat. « Les gens tirent à fond sur les chaudières. Quand elles sont mal entretenues, ça lâche », explique la standardiste, inondée de coups de téléphone. Dans cette boutique, les techniciens se succèdent, leur voiture garée en double file sur le trottoir. On charge de nouvelles pièces, de grosses installations : il faut répondre aux attentes de particuliers inquiets.
Même combat pour Allo SOS Plombier, avenue de la République. « On a moins de demandes cette année parce qu’on ne s’occupe que des installations au gaz. Mais c’est maintenant que 50% du chiffre d’affaires se joue », confie Mr. Rossi, le comptable. « Le problème, c’est cette vague de froid qui arrive un peu tôt. On se retrouve avec six ou sept déplacements à assurer chaque jour. Et parfois, il y a rupture de stock... »
Prévenir pour débourser moins
La majeure partie des interventions hivernales découle d’un mauvais entretien des chaudières. Fuite de gaz, pompe à eau et brûleurs en panne, chauffe-eau qui ne chauffe plus, les problèmes sont multiples. Un entretien annuel est obligatoire pour éviter toute surprise. « Les contrôles s’élèvent à maximum 200€. En cas de défaillance, on change la pièce sans faire payer la main d’oeuvre », affirme l’entreprise Pellegrino de Grasse. « Par contre, si ça casse, les réparations oscillent entre 300 et 1500€. Sans compter le risque d’incendie ! » De quoi refroidir les plus sceptiques...
Alexis LUCCHESI
Post-Scriptum
Gare au monoxyde de carbone
Cinquante-quatre, c’est le nombre de victimes intoxiquées au monoxyde de carbone ce week-end, en France. Maux de tête, nausées, confusion mentale, fatigue, autant de symptômes liés à ce gaz incolore et inodore. La Direction générale de la Santé insiste sur la révision des appareils de chauffage, quel que soit le combustible utilisé. Pensez aussi à aérer quotidiennement les habitations, à faire ramoner le conduit de cheminée et ne jamais obstruer les grilles de ventilation. Chaque année, dans l’Hexagone, environ 100 personnes décèdent des suites d’une intoxication au monoxyde.



