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Des ateliers d’écriture comme exutoire

Vie associative. Des ateliers d’écriture pour libérer la parole. Telle est l’initiative de l’Association de l’Ecole des grands-parents européens.

« Je ne peux pas voir mon petit-fils. Ma belle-fille m’en empêche depuis des années » raconte Annie Casang. Dans une petite salle de la Maison des Associations de Nice, ce mardi, les témoignages similaires se succèdent. Depuis près de quinze ans, les membres de « l’Ecole des grands-parents européens » se réunissent. Ils couchent sur le papier les expériences douloureuses autour du droit de visite des grands-parents. « C’est un sujet peu médiatisé. Pourtant cela plonge certains d’entre nous dans le désarroi et va même jusqu’à déchirer des familles » ajoute Annie, la présidente de l’association.

Renouer le lien grands-parents – petits-enfants.

Pour libérer la parole, elle a eu une idée : organiser des ateliers d’écriture. « Cela change des groupes de discussion où certains n’arrivent pas à s’exprimer clairement ». En écrivant, les participants se livrent plus facilement. « Les résultats sont positifs, chacun a son style et cela donne lieu à de bonnes surprises » sourit la retraitée. Ce n’est pas tout. Cette initiative permet aussi de créer du lien avec les plus jeunes générations. « Certains n’hésitent pas à raconter leur vie. Ainsi, si les petits-fils veulent en savoir plus sur leurs grands-parents, ils ont une trace écrite » espère Jeanne, une des membres de l’association. Malheureusement, l’atelier ne parvient pas à soulager des participants. Une psychologue vient ainsi à leur rencontre une fois par mois : « Il faut aider ces grands-parents à accepter ce qu’ils ne pourront sûrement jamais changer » conclut Annie.

Pierre Peyret

Post-Scriptum

Une association presque comme les autres

« L’Ecole des grands-parents européens » est un lieu d’échange d’expériences autour du droit de visite des petits-enfants. Cependant, depuis sa création à Nice en 1997, elle reste ouverte à tout le monde. Elle propose ainsi différents ateliers plus traditionnels. « Il y a celui de lecture, de réflexion, de cinéma et d’arts plastiques » énumère la directrice Annie Casang avant d’ajouter « que des activités avec les petits-enfants comme des visites ont aussi lieu ».