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Hystérie collective pour Lanvin chez H&M

La frénésie attendue pour la collection Lanvin pour H&M était au rendez-vous à Nice.

Emilie rêve d’une robe Lanvin à petit prix. Comme des dizaines d’autres, cette Azuréenne a donc mis son réveil aux aurores et pris sa matinée ce mercredi. « La bataille sera rude », elle en est persuadée. Devant l’enseigne de la marque suédoise avenue Jean Médecin, à Nice, effectivement, une vingtaine de personnes attendent déjà. Il est à peine 6h.

En tête de peloton, Marion est venue de Fréjus. Thermos à la main, elle explique : « J’étais là à toutes les collections. Ma tactique est rodée. » Elle n’est pas la seule à avoir fait du chemin : depuis Cannes, Monaco et même la Corse , les aficionados ont répondu présentes à l’appel d’Alber Elbaz, le directeur artistique de la griffe parisienne. Même accueillies avec un café et des viennoiseries, il en faut de la volonté. Deux heures de queue dans le froid les attendent, 5° au petit jour sur Nice. Dans la file, les modeuses sont amicales - pour le moment. Elles commentent la collection et échangent des conseils mode.

Les premiers bracelets pour entrer sont distribués. Ça se bouscule un peu. Marion en a reçu un bleu : elle va faire partie des 30 premières à pouvoir pénétrer dans l’espace réservé. Le Graal ! A 8h, les portes s’ouvrent, les furies sont lancées. Quinze minutes top chrono. Il faut jouer des coudes et ne pas avoir peur de se fâcher. Chacune a ciblé les articles qu’elle convoitait, mais, dans un élan inexplicable, elles attrapent une pièce de chaque modèle, ne regardent pas les tailles et se ravissent devant une robe jaune poussin qu’elles ne mettront jamais. Il ne reste déjà plus grand chose aux retardataires.LANVIN. Un mot qui à lui seul justifie cette démesure ? A voir.

Julie Caron

crédits photos : Julie Caron

Post-Scriptum

Des hommes fantômes

Et les garçons dans tout ça ? Eux aussi avaient droit à leur collection spéciale signée Lanvin, par le styliste Lucas Ossendrijver. Mais à la boutique H&M dédiée à la gente masculine, c’est une autre histoire. Pas de bracelets, pas de frénésie à la queue pour entrer. Non. Même si quelques rares spécimens friands de vêtements ressortent avec d’énormes sacs, ce sont surtout des Azuréennes qui patientent. Ces mêmes femmes qui viennent de ressortir de la boutique dames , comme Chantal : « On ne sait jamais, si je trouve une jolie pièce pour mon mari... ou pour moi ! »



Portfolio

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