L’anglais, outil indispensable du journaliste
Parler en anglais dans le journalisme, un visa pour le monde.
Where is Bryan ? Aujourd’hui, beaucoup d’entre nous sont familiers avec cette expression pour diverses raisons et répondent aisément he’s in the kitchen. Il fut un temps pas si lointain où la réponse à cette question n’aurait pas été si facile. Back to the eighties, autrement dit dans les années 80, les journalistes parlant anglais dans une rédaction pouvaient se compter sur les doigts d’une main. C’est que confirme, Serge Manificat, ancien journaliste au Midi Olympique. “A mon arrivée au Midol en 1985, il n’y avait presque que moi qui parlait anglais, et ça m’a ouvert beaucoup de portes.”
Fort d’une année aux États-Unis qui lui a permis d’être bilingue, ce passionné de rugby de la première heure se retrouve catapulté à la couverture médiatique de la Coupe du Monde de rugby en 1987. “Parler anglais m’a permis de vivre de l’intérieur une première mondiale pour ce sport, et d’en faire profiter les gens. Si je n’avais pas parlé cette langue, je n’aurais pas fait la même carrière.”
Au contact du monde
L’utilisation de l’anglais a fortement évolué depuis les vingt dernières années. Aujourd’hui plus que jamais, c’est la langue universelle. “De nos jours, et peu importe le métier, je pense que près de 80% des gens sont amenés à parler anglais dans la vie de tous les jours, explique Nicolas Churchi, professeur d’Anglais à l’EDJ. Le journalisme de déroge pas à la règle. Mais ce qui est plus important dans ce métier, c’est qu’il permet de mener n’importe quel interview avec un interlocuteur, que se soit dans le milieu du sport ou de la politique, et peu importe son origine.” Parler anglais, c’est aussi accéder à une autre vision de l’actualité. “Suivant votre niveau dans cette langue, vous pouvez suivre l’actualité internationale et vous informer différemment”, rajoute Nicolas Churchi.
Le journalisme, c’est avant tout rechercher de l’information et la rapporter. Pour cela, il faut parfois la dénicher, aller sur place et surtout parler à ceux qui font l’actualité. C’est ce qui la rend plus crédible aux yeux des lecteurs et surtout plus vivante et intéressante. Pour être à même de remplir cette tâche, il faut en être capable.“Lors d’évènements internationaux, les rédactions enverront plus facilement une personne qui parle anglais, précise l’enseignant. Ne pas le parler peut être un frein dans certains cas.”
Thibault Perrin



