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L’automobile en panne sèche

7,6% de ventes d’automobiles en France depuis novembre 2010. Qu’en est-il pour la région PACA ?

Le secteur de l’automobile tombe en panne en ce mois de novembre 2011. Selon le Comité des Constructeurs Français d’Automobile (CCFA), les ventes de véhicules neufs ont chuté de 7,6% par rapport à novembre 2010. De son côté, le Conseil National des Professionnels de l’Automobile (CNPA) annonce une baisse de 0,94% des ventes. Une donnée que le service des immatriculations de la Préfecture des Alpes-Maritimes n’a pas souhaité confirmer.

« Rien de catastrophique »

Chez le concessionnaire Renault Lingostière, la prudence est de mise lorsqu’il s’agit d’évoquer cette crise de l’automobile. Jérôme Pasquier, conseiller commercial chez Renault, confirme du bout des lèvres, « une légère baisse. Mais rien de catastrophique ». Le groupe a accusé une chute de 13,8% des ventes par rapport à 2010. Même constat chez Ford qui explique « multiplier les opérations de promotions pour attirer de nouveaux clients ». Pourtant, le constructeur américain gagne 5,4% ce mois-ci. « Nous craignons des baisses pour les mois suivant », angoisse le commercial, « 2010 a été une année exceptionnelle puisqu’une grande partie du parc automobile a été renouvelé. Ce qui n’est pas le cas en 2011 ».

Effet domino

Pour les concessionnaires, l’explication est très simple. « Cela est en partie dû à l’arrêt de la prime à la casse en début d’année », nuance Jérôme Pasquier, « ainsi qu’à un tas d’autres facteurs ». Par exemple, les tarifs des cartes grises (voir encadré), les nouvelles mesures de sécurité routière ou encore la hausse du prix de l’essence et du gasoil. Sans oublier que « les crédits sont beaucoup moins avantageux pour les clients que l’année dernière », rappelle le concessionnaire Ford. Il y a aussi le problème des modèles vieillissants. Les designs des voitures les plus appréciés du public n’ont pas été modifiés, or « ce critère joue autant dans le choix du véhicule que la tenue de route ou la consommation », explique Jérôme Pasquier. Pour exemple, il cite la vitalité des voitures allemandes qui sortent grands vainqueurs de ce mois de novembre.

Renault se veut optimiste, « cette légère baisse ne doit pas faire oublier que Dacia (filiale roumaine de Renault) a enregistré de très bon chiffre ce mois-ci ». En cette période de crise, les voitures low-cost représentent peut-être l’avenir du secteur automobile français.

Charles Manalt & Tiphaine Verdonck

Post-Scriptum

La carte grise chauffe !

Exit la fin de la prime à la casse ou le bonus écologique, le coût de la carte grise devient un réel problème pour les particuliers. Et pour ne pas arranger la situation, la taxe du cheval fiscal des Alpes-Maritimes reste la plus chère de France, soit 51.20 euros1. « Acheter une voiture neuve c’est déjà un gros investissement, mais rajouter presque un mois de loyer pour sa carte grise c’est vraiment galère ! », affirme Nathalie, 42 ans, qui attend la sienne depuis deux mois.

(1)Pour une voiture d’occasion, 10 cv, diesel, et – de 10 ans, il faut compter près de 600 euros de carte grise dont 512 euros de taxe du cheval fiscal (51,2x10).