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Vauban unit pour Karim

Hommage ce mardi au lycée Vauban de Nice, autour de la mort de Karim, décédé la veille d’un malaise cardiaque .

« Tout le monde était très ému. Il y avait des larmes. » Ashraf est un jeune étudiant du lycée Vauban de Nice . Lui, les autres élèves et le personnel ont tenu à rendre hommage à Karim Abdoun Charef, ce mardi. Ce dernier a succombé à un malaise mortel la veille.. « Une table avec des photos et des bougies a été installée », souligne Valentin, étudiant de 16 ans. « Les amis et la famille de Karim s’étaient déplacés pour l’occasion », ajoute Théo, un troisième élève. Une minute de silence a été consacrée à la mémoire du défunt.

Mise en place d’une cellule d’écoute

Une circulaire a été distribuée aux enseignants pour les informer du décès. « J’ai appris la nouvelle en arrivant », annonce Pierre Varennes, professeur de sciences. « En raison de l’émotion suscitée, une cellule d’écoute a été mise à disposition », précise Eric Bardet, proviseur du lycée. Dans la salle 116, Le Dr Zamora, psychologue de l’équipe académique de sécurité, était toute la journée à l’écoute des élèves.

"Il faudrait des défibrillateurs partout !"

« Un malaise d’origine cardio-vasculaire ne touche pas que les adultes », s’insurge Claude Mariottini, cardiologue. « Cela peut arriver à tout le monde. Il faudrait donc des défibrillateurs partout. Ce type d’appareil aurait, peut-être, permis de le garder en vie ! » Le dépistage reste aujourd’hui le meilleur outil de prévention. « Vu qu’il s’agit d’une maladie génétiquement transmissible, cela doit naître d’une démarche personnelle, explique le médecin. Quand un proche parent succombe à une mort subite, il faut s’inquiéter ».

Olivier Porri-Santoro et Florian Philippe

Post-Scriptum

Un phénomène méconnu mais fréquent

La mort subite du jeune adulte reste méconnue au sein du corps médical. Imprévisible, elle touche une personne sur 5000 dans le monde. On dénombre ainsi 40 000 cas de mort subite en France, chaque année. Avec le décès de Karim, c’est la seconde fois en une semaine dans l’Hexagone qu’un mineur est victime d’un malaise cardiaque durant une journée de cours. Une jeune lycéenne de 16 ans s’était effondrée en plein milieu de la cour de son lycée, le 15 novembre dernier en Dordogne. Les secours avaient réussi à la réanimer, grâce à un défibrillateur cardiaque.



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