Les stages en haut de l’AFIJ
La journée « SOS stage » réconcilie les étudiants avec le monde du travail.
Stages à pourvoir ! Le campus niçois Saint Jean d’Angély accueille ce mardi la journée « SOS stage ». Trouver un stage se transforme souvent en parcours du combattant. Face à ce problème l’Association pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes diplômés (AFIJ) organise cette rencontre en partenariat avec l’Université Nice Sophia Antipolis (UNSA). Les étudiants trouvent de nombreuses annonces, le choix est à eux. Trois espaces sont mis en place : l’un pour l’accueil et l’orientation, un second dédié aux recruteurs et un dernier consacré aux offres de stage. Pendant ce forum, les étudiants peuvent proposer directement leurs candidatures aux recruteurs et avoir des conseils. Muriel Audry, responsable de l’AFIJ Nice explique : « Cette après-midi, ce sera sous forme de forum. Il y aura des stands avec une quarantaine d’entreprises ». Au milieu du scotch et des nappes en papier, Jean- Baptiste Nicolas, directeur administratif du service d’observation, d’orientation et d’insertion professionnelle ajoute : « Plus de 300 étudiants doivent venir. L’an passé, il y avait entre 20 et 25 recruteurs. Notre carnet d’adresses ne cesse d’augmenter ».
Des occasions à saisir
Suite à la réforme d’août 2007, les universités ont créé le bureau d’aide à l’insertion professionnelle (BAIP) et se doivent d’assister les étudiants dans leur recherche de stage et leur premier emploi. Ainsi, l’UNSA assure un suivi des conventions de stage. Un rendez-vous en forme d’opportunité. « Recruter des stagiaires fait partie de notre politique d’emploi. Ce forum me permet de rencontrer des jeunes diplômés », confie Pascal Delvaux, chargé de recrutement chez Auchan. Sarah y participe pour la première fois : « Je suis en master de droit international mais le commerce m’intéresse aussi. J’espère trouver un stage dans l’une de ces deux branches ». « Les jeunes en mal de stage viennent nous trouver. L’AFIJ essaye de mettre en place des ateliers et des forums pour les guider au mieux. » détaille la chargée de mission insertion de l’AFIJ, Anaïs Deleuil. Elle se démène pour accompagner les étudiants dans leurs démarches. Pour les absents, une séance de rattrapage est prévue en cours d’année.
Camille Wurtz et Carine Julia
crédit photo : Camille Wurtz et Carine Julia
Post-Scriptum
Le stage, un mal nécessaire
Le parcours d’un étudiant comprend souvent une immersion professionnelle. Un moyen d’intégrer le monde du travail et d’acquérir une première expérience. L’entreprise ne doit rémunérer le jeune que si le stage dure plus de deux mois, à partir du troisième mois. Cette rémunération s’élève à 12% du SMIC (moins de 400 euros par mois). Rien n’empêche les patrons de donner des tickets restaurants, qui font office de rémunération. Dernière modification en date, il est obligatoire d’être inscrit dans un cursus universitaire pour obtenir une convention de stage. Depuis le 25 août 2010, pour éviter une forme de travail au noir, les stagiaires sont exclusivement des étudiants. Et, pour ceux qui parviennent à se faire payer, c’est exonéré d’impôts. Piètre réconfort.



