Sensibiliser les étudiantes au Sida
Santé. Les étudiantes niçoises de l’Université Saint-Jean D’Angely sont les cibles de la campagne de prévention du Sida de cette semaine.
« Etes-vous séro-interrogatif ? » Le Conseil Général et ses partenaires posent la question aux jeunes du campus Saint-Jean D’Angely de Nice. Ils font de la prévention pour la journée de dépistage de ce jeudi. Tous les étudiants sont concernés, mais les jeunes femmes représentent la cible principale.
La région PACA détient le record d’interruptions volontaires de grossesses par an chez les 18-25 ans. « On se rend compte que les filles se protègent très peu. Elles prennent trop de risques vis à vis du Sida » soupire Stéphane Grondin, délégué régional de Sida Info Service et chargé de la communication cette semaine. Avant de surenchérir : « Elles ont plus peur de tomber enceintes que d’être contaminées par le VIH ! »
La faute au préservatif. La contraception reste tabou auprès des jeunes femmes. « Si les hommes ne le proposent pas, elles ne prennent aucune précaution. Et pourtant, elles sont plus exposées à la contamination * » indique Isabelle Buchet, psychologue au centre de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) de Nice.
Priorité à la prévention
Le problème des étudiantes, ce n’est pas le dépistage. « Les jeunes filles viennent volontiers faire le test. Ce qu’il faut, c’est travailler avec elles en amont » indique Renée Alunni, assistante sociale du CDAG, chargée de la prévention. A première vue, les étudiantes azuréennes sont réceptives à l’action du Conseil Général. « En allant vers elles, les jeunes femmes sont plus à l’écoute. Elles réalisent les risques qu’elles encourent si elles ne font pas attention » ajoute Renée Alunni.
Anaïs (20 ans) et Julie (19 ans) sont convaincues par la campagne de prévention : « On ira faire le test » Anne-Sophie (21 ans) est du même avis. « Même s’il y a peu de risques que je sois contaminée, je préfère être sûre. On n’est jamais trop prudente. »
Fiona Ipert
Post-Scriptum
* « Les femmes sont plus exposées au Sida d’un point de vue physique. La cavité utérine est plus large, plus étendue que le gland du pénis. Ce sont les zones par lesquelles le virus se transmet. » explique Isabelle Buchet, psychologue au CDAG de Nice.




