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Sport français : ça bouge !

L’« Assemblée du sport » a été lancée mardi par Chantal Jouanno. Objectif : rénover le modèle sportif français. Réactions de deux acteurs du sport niçois.

Chantal Jouanno, la ministre des Sports, a lancé mardi l’« Assemblée du sport » pour réfléchir à une rénovation du sport français. Vieux de 50 ans, le modèle sportif se doit de s’adapter à l’évolution des pratiques sportives. Les acteurs du sport niçois ne manquent pas de propositions.

34 millions de Français pratiqueraient une activité sportive au moins une fois par semaine ; 16 millions seraient même licenciés. Ca valait bien une réflexion sur le rôle des acteurs du sport français. C’est chose faite. Chantal Jouanno, la ministre des Sports, a jeté les bases d’une «  gouvernance rénovée  » en lançant l’« Assemblée du sport ». Initiée mardi 29 mars, elle prendra fin en juin 2011. Fondée sur un partenariat entre les différentes parties prenantes, l’« assemblée » réunit les acteurs du sport autour de grands thèmes comme le développement de la pratique du sport pour tous et le sport de haut niveau.

Du pain sur la planche

Jean-Paul Serra est le président du Comité Départemental Olympique et Sportif(CDOS) des Alpes-Maritimes. Pour lui, la question du bénévolat doit impérativement êtr e abordée : « Les bénévoles doivent être reconnus, appréciés et valorisés. » De moins en moins nombreux, ces hommes de l’ombre sont pourtant indispensables. Odile Diagana, du club de Nice Côte d’Azur Athlétisme, pense, elle, à « encourager l’encadrement professionnalisé » pour palier ce manque de bénévoles. Un plus grand nombre d’éducateurs permettrait aussi de toucher un public plus large : « Il faut faire rêver les gens, aller à leur rencontre. Mais pour ça, il faut des moyens », convient Jean-Paul Serra.

Pour Odile Diagana, «  le sport est un enjeu de santé publique  ». Elle espère que les instances dirigeantes se pencheront sur la question du sport à l’école. Accorder plus de temps à l’activité physique éviterait, selon elle, une trop grande sédentarisation des jeunes mais aussi permettrait d’améliorer les résultats sportifs du pays. Des résultats qui pourraient également être bonifiés grâce à de « nouveaux modèles » : « Il faut développer les centres de performance en respectant une cadre éthique afin d’éviter le recours au dopage. La dimension psychologique est très importante ; en France, nous avons un retard à rattraper de ce côté là  », reconnaît Odile Diagana. Sans oublier une plus grande facilité à concilier études et sport de haut-niveau ; « un véritable gage de réussite ».

Incomplète, la liste des propositions est déjà longue. Les premières conclusions des travaux seront rendues au mois de juin et accompagnées, les acteurs du sport l’espèrent, de propositions concrètes

Clara Chaskiel