Tiens, revoilà le Brésil
Football - Qui dit Brésil pense "jolies filles", "plages interminables" et plus récemment vrais joueurs de foot...
Raï le confirmait récemment : « Le football brésilien dispose de plus en plus d’argent ». A trois ans de la Coupe du Monde, qui aura lieu en juin 2014 au Brésil, la bonne santé économique d’un pays en plein expansion a permis aux clubs brésiliens d’attirer des anciennes gloires (Luis Fabiano, Adriano, Rivaldo) mais surtout de garder ses stars actuelles (Neymar, Ganso). Histoire de faire du Brésil une place forte du football mondial.
Le Brésil, 3e championnat du monde... Le classement peut paraître étonnant mais la croissance économique locale et l’organisation de la Coupe du Monde 2014 ont dopé le championnat bréssilien en terme de sponsoring maillot, derrière la Premier League anglaise et la Bundesliga allemande. Grand artisan de cette réussite : le Sport Club Corinthians Paulista (l’un des clubs de Sao Paulo) avec ses 21 millions d’euros de revenus sponsoring maillot. Il est de très loin le club numéro un au Brésil, jouant quasiment à armes égales avec le Real Madrid ou le Bayern Munich en Europe. Certes, l’approche marketing n’est pas la même au Brésil, car plusieurs marques apparaissent sur le maillot contrairement aux clubs européens, qui privilégient un modèle où seulement une ou deux marques jouissent de visibilité maximale sur le maillot. Mais le résultat est là pour le club pauliste le plus apprécié du Brésil. C’est dire le potentiel économique énorme d’un « pays-continent » aux 193 millions d’habitants et presque autant d’amateurs du ballon rond.
8ème puissance économique mondiale
Les clubs brésiliens ne peuvent que se frotter les mains. L’économie du pays n’a jamais été aussi bonne. Le Brésil, 13e puissance économique mondiale en 2002, a grimpé au 8e rang en 2010 et devrait faire partie des 5 grandes puissances économiques de la planète à l’horizon 2020. Le Brésil, véritable « terre du football », produit chaque année toujours autant de joueurs de talent. Une aubaine pour le Brésil, puisque la bonne santé économique du pays rend les choses plus difficiles pour les clubs européens. Les clubs brésiliens avaient l’habitude de perdre leurs meilleurs éléments. Ainsi, année après année, les joueurs bénéficiaient de contrats juteux dans les clubs espagnols, français, italiens ou anglais. L’argent aidant, les clubs sud-américains encaissaient le chèque et recommençaient encore une fois l’année d’après.
Neymar snobe l’Europe
Il semble que cette période soit bel et bien révolue. De l’autre côté de l’Atlantique, les clubs brésiliens refusent pour certains de vendre leurs meilleurs joueurs. C’est le cas de Santos, qui a refusé une offre pour Neymar de 35 millions d’euros de la part de Chelsea l’année dernière et pourrait faire de même cet été : Barcelone, l’Inter Milan et Chelski veulent signer la nouvelle « pépite » du foot brésilien. Comble du luxe pour le Brasileirão, les clubs « dits riches » de Rio de Janeiro et Sao Paulo rapatrient désormais à foison les vieilles gloires du football brésilien comme Ronaldinho, Deco, Robinho, Roberto Carlos, Ronaldo, Rivaldo, Elano, Luis Fabiano et même Brandao (!)... La liste est longue bien sûr, mais proportionnelle aux conditions optimales d’une vie de footballeur brésilien : la plage, le soleil, la chaleur et surtout l’argent. Le Brésil fait de nouveau rêver les Brésiliens. Merci Lula.
Nicolas Boffo



