Une Brigade rouge de colère
La Brigade Sud Nice, dissoute en avril dernier par le ministère de l’Intérieur, est toujours en action.
« La dissolution de la BSN par le ministère de l’Intérieur n’a servi à rien », s’exclame Gilles Zamolo, coordinateur du mouvement. Sept mois après les incidents du dernier Monaco-Nice, le dossier n’est toujours pas refermé. « Contrairement à ce qui a été affirmé, la brigade ne s’est pas dissoute d’elle-même », explique Gilles. Et pour cause. Son argument principal : la non-existence de l’association en tant que telle. « Nous sommes un rassemblement spontané. La loi ne peut dissoudre quelque chose qui n’existe pas juridiquement. »
Interdiction ou non, Nicolas Hourcade spécialiste de la question précise : « Cela ne résout pas les problèmes mais les déplace souvent en dehors du stade. Les membres de la BSN existent toujours, ils ont juste abandonné les drapeaux... » La sécurité du club ne dispose donc plus d’interlocuteurs pour négocier avec les ultras. Résultat, l’ambiance dans l’enceinte du Ray est loin d’être survoltée. « Les brigadiers ne sont plus que 1500 sur les 2000 abonnés de l’an dernier », affirme un ancien membre de la BSN. « Sans parler du manque de soutien de la présidence auprès de notre cause. »
Et les mauvais résultats du club n’arrangent rien. Quinzième en championnat à seulement deux points du premier relégable, le Gym a tout intérêt à remporter son derby, demain, à Louis II. D’autant plus qu’avec neuf-mille supporteurs en moyenne, Nice se classe en avant-dernière position des stades les plus garnis de Ligue 1. Juste devant... Monaco.
Hugo GIUSTI et Alexis LUCCHESI
Post-Scriptum
Une sécurité peu renforcée
André Bloch, directeur de la sécurité du GYM affirme qu’aucune mesure particulière n’a été prise concernant le match de demain. « Seule une soixantaine de stadiers supplémentaires sera mobilisée, l’organisation n’avait pas posé de problème à ce niveau-là. » En avril dernier, les échauffourées s’étaient étendus jusqu’à la gare de Monaco. « On a demandé à ce que les supporters niçois partent le plus rapidement possible. Un train est prévu pour le retour sur Nice à 21h08. » Environ 3500 supporters de l’OGC Nice sont attendus en principauté.



